Les producteurs et réalisateurs visionnaires Rex Christy Fernandoet Monlouis Maurice Julian n’ont jamais eu peur d’un territoire inconnu. Avec leur dernier projet, The Anatomist, ils proposent au public une méditation à la fois envoûtante et tendre sur l’amour, le chagrin et la ligne fragile entre dévotion et déni.
À première vue, le sujet du film semble implacablement sombre : un pauvre anatomiste d’âge moyen vivant dans un bidonville perd sa femme enceinte. Lié par sa profession, il doit disséquer son corps — pourtant son cœur refuse de se rendre. Au lieu de la laisser partir, il s’accroche à sa présence dans les rituels les plus intimes : se peignant les cheveux, préparant son thé, lui lisant les nouvelles quotidiennes. Même si son corps se décompose, son amour dure.
« Ce film ne parle pas de la mort, » explique Fernando, « mais de la résilience de l’amour, et comment le cœur humain lutte pour lâcher prise. »
Réalisé par Windya Harispattuwa, le film équilibre délicatement horreur et tendresse. Ce n’est pas le spectacle qui anime L’Anatomiste, mais le silence, les gestes et le poids insupportable de l’absence. Mettant en vedette Richard Mannamudhali, l’histoire résiste au mélodrame, invitant plutôt les spectateurs à être témoins du deuil dans sa forme la plus brute et la plus poétique.

La vision artistique de Fernando et son équipe est palpable dans chaque image. Travaillant aux côtés de Krishan V. Alexandra (directeur de la photographie) et de Priyantha Dissnayake (maquilleuse), ils créent un langage cinématographique où le délabrement et la beauté coexistent. L’influence de l’AEFW Fashion Week Paris, où Fernando a forgé des collaborations, est indéniable : l’élégance persiste même dans les scènes de désespoir, transformant le film en une rare fusion de cinéma et de mode.
Pour Fernando et Maurice, produire The Anatomistn’a jamais consisté à raconter une histoire — il s’agissait de confronter les vérités inconfortables de l’amour et de la perte humains. Leur collaboration avec Djeasilane Balane (co-producteur, D Production) reflète un engagement commun à associer des récits audacieux et parfois troublants à un art raffiné.
Dans la tradition des films qui traînent longtemps après le générique, The Anatomist refuses facilite la catégorisation. C’est une partie histoire d’amour, une partie requiem, une partie méditation sur l’esprit humain. Et peut-être est-ce sa plus grande réussite : nous rappeler que l’amour ne disparaît pas avec la mort — il s’attarde, têtu et beau, dans les rituels que nous ne pouvons abandonner.

Avec The Anatomist, Rex Christy Fernando et Monlouis Maurice Julien confirment ce que leur carrière a longtemps suggéré — ils ne sont pas seulement des producteurs, mais des conteurs prêts à traquer les vérités auxquelles la plupart d’entre nous ont trop peur de faire face.
Un film ANATOMISTA de Rex Christy Fernando
Producteurs : Rex Christy Fernando & Monlouis Maurice Julien
ASIAN & EUROPEAN FASHION WEEK
Coproducteur & Distribution : D Production (Djeasilane BALANE)
Écrit et réalisé par Indya
Harispattuwa
Directeur de PhotographyKrishan
V. Alexandra
Starring
Richard Mannamudhali
Maquillage ArtistPriyantha
Dissnayake
Synopsis – « L’anatomiste »
Un homme pauvre d’âge moyen vit tranquillement avec sa jeune femme dans un bidonville. Il travaille comme anatomiste, une profession qui rend les autres méfiants envers lui. Bien que doux et silencieux, la société le voit comme froid, misérable et insensible. Il endure le rejet et l’humiliation quotidiennement.
Un jour, la tragédie frappe : sa femme enceinte meurt soudainement. Lié par son devoir d’anatomiste, il est forcé de disséquer son corps — mais son cœur ne peut pas accepter la réalité de sa mort. Pour lui, elle n’est pas partie.
Il continue de vivre avec son cadavre comme si elle était encore en vie : lui faire du thé, se peigner les cheveux, se laver les mains et le visage, lire le journal à voix haute, et allumer des bougies pour elle. Alors que son corps se décompose chaque jour qui passe, son déni s’approfondit. Pour lui, l’amour a vaincu la mort — bien que seulement dans l’illusion.
Un anatomiste en deuil refuse d’accepter la mort de sa femme enceinte, continuant à vivre avec son corps en décomposition dans une illusion hantante d’amour plus fort que la mort.

